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Archive pour septembre, 2010

Le chaumier ne chôme pas ! L’Alsace, 18 septembre 2010

Aujourd’hui, L’Alsace a consacré un article aux travaux  importants de sauvegarde menés à l’Ecomusée d’Alsace. Cet article était tout particulièrement consacré au chaumier, Arnaud Klavun, un métier devenu confidentiel aujourd’hui, une expérience rare pour nos visiteurs !

Photo Ecomusée d'Alsace

«  D’importants travaux de rénovation sont en cours à l’Écomusée d’Alsace à Ungersheim, où les visiteurs peuvent suivre l’activité d’artisans experts dans le travail du bois, du torchis et de la chaume.

30 des 70 maisons qui constituent le village historique de l’Écomusée ouvert en 1984 doivent faire l’objet de travaux de rénovation. L’absence d’entretien durant les dix dernières années a altéré les murs, charpentes et toits, au point de présenter des risques pour leur pérennité et la sécurité des visiteurs.

Depuis 2008, le conseil régional et le conseil général du Haut-Rhin ont engagé près de 2 millions d’euros pour des travaux de restauration indispensables. D’ici 2017, dix millions d’euros seront investis pour préserver ce patrimoine architectural des outrages du temps. D’ici début novembre plusieurs artisans experts dans des spécialités devenues confidentielles seront à l’œuvre sur le site d’Ungersheim. C’est le cas notamment d’Armand Klavun, 52 ans, un des rares chaumiers encore actifs en France. Il exerce depuis plus de 20 ans ce métier appris sur le tas chez un vieux chaumier en Corrèze. Avec l’aide de son fils Boris, 20 ans, et Cédric, un employé de 27 ans, il va rénover les quatre toitures en chaume du site à l’aide de roseaux de Camargue et de paille de seigle. Celle de la maison de Luemschwiller (la maison des cochons) a déjà été remise à neuf, celle d’Artolsheim (une maison de pêcheur) est en cours. Les chaumiers redonneront ensuite une nouvelle jeunesse à la toiture de la maison de Hegenheim, une ancienne auberge, puis à celle de la grange de Jettingen. Utilisés comme pistes d’atterrissage par les cigognes, les faîtages en chaume sont en mauvais état.

À la maison de Gommersdorf, le torchis sera entièrement refait par M. Saccomani, de l’entreprise Terrattude, de Colmar, spécialisée dans la maçonnerie organique. L’entreprise Bois et techniques d’Ungersheim mène les opérations de sauvegarde des colombages, des charpentes et des boiseries. Ainsi, grâce à ces travaux de rénovation, l’Écomusée redevient un village vivant. »

Retour sur « Non le lait ne sort pas d’une brique ! »

Dimanche dernier, le 12 septembre, l’Ecomusée d’Alsace a mis à l’honneur le lait. Eh oui, il est toujours bon de rappeler d’où proviennent les aliments que nous mangeons ! Car, ne l’oublions pas, le lait ne sort pas d’une brique, mais bien du pis de la vache (et d’autres femelles) bien avant d’arriver jusqu’à la brique.

A 16h,  nous avons pu assister à la traite de notre vache, Maïala (Petite Fleur), mise en avant sur la Place des Charpentiers. Comme à son habitude, elle a eu un succès fou auprès des enfants… Petits et grands ! Après quelques éléments de compréhension sur la race vosgienne, représentée à l’Ecomusée d’Alsace par notre vache et nos deux boeufs, les enfants ont eu le droit de déguster quelques gouttes de lait, directement du pis de Maïala. Et, pour la plupart, les réactions ont été positives !

Dans l’après-midi, nous sommes allés rendre visite à Jean Demay, ancien fromager à la retraite. Il nous a montré comment le lait se transforme en fromage blanc à caractère lactique… La recette ?

Phase 1 : écrémage

Phase 2 : emprésurage

Phase 3 : égouttage

Phase 4 : reincorporation des ingrédients…

Crème

Eau ou lait

Sel ou sucre ou autres ail, fines herbes etc…


Dimanche 5 septembre … A la récolte des pommes de terre et du tabac


Avec les visiteurs, à la récolte du tabac dans les champs


Un groupe de bénévoles,  amis de l’Ecomusée d’Alsace, toutes générations confondues, sont venus dimanche dernier à la récolte du tabac de des pommes de terre. Après les avoir plantés ce printemps, ils passent à présent à la récolte.

Ils sont régulièrement présents aux champs de l’Ecomusée d’Alsace ! Agriculteurs modernes pour quelques uns, citadins pour les autres, et certains actifs dans les entreprises de technologie novatrice de pointe… et qui se retrouvent ici, en retrouvailles entre eux, en partage surtout avec les visiteurs pour raconter quelque scène de travaux aux champs.


A quoi cela sert-il ?

A raconter  sur le terrain, sur le vif, par le geste, la culture traditionnelle de deux plantes si différentes, mais qui caractérisent, chacune à sa manière le système d’agriculture ancienne, basé sur la polyculture et l’exploitation familiale… C’est que les exploitations étaient  bien petites, à la taille des familles, de 8 à 12 Ha en moyenne contre 80 à 120 dans le même paysage aujourd’hui. Dix fois plus grandes et vingt fois moins de bras au travail dans les champs avec la mécanisation et la spécialisation de l’agriculture moderne…

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